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Anthony Martine a bousculé les imaginaires au Bouillon

Anaëlle de Saint-Pern 2 min de lecture
Anthony Martine a bousculé les imaginaires au Bouillon

Les 13 et 14 octobre, le Bouillon, centre culturel de l’université d’Orléans, a accueilli Quand on dort, on n’a pas faim. Cette première création d’Anthony Martine, programmée par le CDNO, a fait du conte médiéval un terrain de jeu afro-queer, pop et politique.

Anthony Martine, à la fois metteur en scène et interprète, y incarne notamment un bouffon du roi chargé de divertir la cour. La fable s’attaque aux représentations racistes et à la suprématie blanche, tout en avançant par métamorphoses, humour et confidences intimes.

Du merveilleux au plateau de parole

Disney, Twilight, One Piece, Huit femmes ou encore la ballroom nourrissent ce récit autobiographique. Un lip-sync sur Je veux un héros, dans une esthétique évoquant Sailor Moon, transforme le corps et le costume en espaces de réappropriation. Les imitations de Fanny Ardant et Catherine Deneuve côtoient des réflexions sur les imaginaires blancs et hétérosexuels qui ont marqué l’artiste.

Le spectacle brise aussi le quatrième mur avec un podcast, Every Nigga Is a Star, animé par la princesse du conte. Anthony Martine y aborde les remarques racistes, y compris dans des milieux se disant progressistes, puis invite une spectatrice afrodescendante à partager son expérience.

Entre merveilleux, provocation et légèreté, la création dessine finalement un autre royaume : un espace où les identités queer et afrodescendantes peuvent inventer leurs propres récits, rapporte magcentre.fr.

Source : magcentre.fr

Anaëlle de Saint-Pern

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